Glossaire : coin du savoir



Bijoutier - Joaillier : Il répare, transforme et crée des bijoux. Dessins et calculs lui permettent d’en préciser les caractéristiques techniques et financières. La pièce est ensuite fabriquée par découpe et façonnage du métal, assemblage et montage ou par fonte à cire perdue. La dernière étape est le polissage du bijou. Le Joaillier intervient dès que la pièce se compose de pierres précieuses ou fines. Il crée une monture en métal précieux, support aussi discret que possible, pour les mettre en valeur. Ces deux métiers ont souvent des activités confondues.


Brillant : C’est un diamant rond taillé en taille brillant, les fameuses 57 facettes, 58 avec la colette. Cette taille assure une réflexion optimale de la lumière vers l’avant, qui donnera de l’éclat et du feu. Les facettes principales occupent toute la hauteur de la couronne et de la culasse.

Carat : Unité légal de poids pour les gemmes, 1 carat équivaut à 0,20 gramme. Unité tolérée du titre de l’or dans un alliage, valant un vingt-quatrième, orthographié alors Karat : 24 k = 1000/1000e, 18 k = 750/1000e.


Chaton : Tête d’une bague comportant un serti à griffes entre lesquelles on fixe une pierre.

Colette : Facette située à la pointe de la culasse d’une gemme facettée.

Corindon : Nom de la famille minéral du saphir et rubis. Terme souvent employé pour les désigner.

Culasse : Partie inférieure d’une gemme.

Diamant : Du grec « adamas », indomptable. C’est du Carbone cristallisé dans le système cubique, comportant fréquemment des traces d’azote et parfois de bore. L’authenticité et les caractéristiques des quatre principaux éléments d’appréciations doivent être retenues lors de l’évaluation d’un diamant : les « 4 C » en anglais, la couleur (color), la masse (carat), la pureté (clarity) et la taille (cut). Il en existe de colorés : jaunes, verts, bleus, roses, noirs et plus rarement rouges.Dureté 10. Utilisation 80% industrie et 20% bijouterie.

Dureté : Qualité d’une gemme, sa dureté qui se mesure d’après sa capacité relative d’en rayer une autre, classifiée suivant l’échelle empirique de Mohs de 1 à 10, 10 étant le diamant.

Eclat : Lustre, brillance d’une gemme due à la réflexion de la lumière sur la surface.

Feux : Effets colorés dus à la dispersion de la lumière (cas du diamant), ou dus à des interférences lumineuses (cas de l’opale).

Gangue : Substance qui entoure un minerai.

Gemme : Matière minéral (pierre fine, pierre précieuse) ou organique (perle, ambre) utilisée en bijouterie, joaillerie et orfèvrerie.

Glyptique : Elle consiste à décorer une surface en y gravant des lignes, des creux ou des saignées. Les plus connues sont les camées et les intailles, pierres dures gravées en creux, destinée notamment à l’usage de sceau.

Grenat : Pierre fine très dure (silicates complexes) généralement d’un beau rouge sombre. Il y a un large éventail de couleur comme le vert appelé tsavorite, le jaune hessonite, le noir pyrénéite, etc. Dureté 7.

Pierres précieuses : Cristal résistant aux agressions usuelles (choc, rayure, chimie), le décret du 29 novembre 1968 a limité l’emploi de ce terme aux nom général donné aux diamants, rubis, saphirs et émeraudes.

Pierres fines : les autres pierres (environ 100).

Pierres dures : Pierre ornementale de dureté supérieur à 5, utilisée en glyptique.

Inclusion : corps étranger, zonage, couleur, glace, etc.…. à l’intérieur d’une gemme. Les inclusions permettent parfois d’identifier certaines pierres.

Indice de réfraction : Mesure à l’aide d’un réfractomètre, la surface d’une pierre polie ne réfléchit qu’une petite partie de la lumière qu’elle reçoit ; le reste la pénètre. Dans la pierre, la densité optique n’est pas la même que dans l’air : la lumière est ralentie et déviée. L’importance de cette déviation définit l’indice de réfraction qui permet d’identifier une pierre.

Iridescence : Qui prend les couleurs du prisme (arc-en-ciel).

Jardin : Dans une émeraude, givres secondaires dont le faciès évoque des cultures horticoles.

Lapidaire : Artisan qui travaille et polit les pierres.

Opale : Pierre fine opaque ou translucide (hydrogel de silice) à reflets irisés : Opale noir, opale noble, opale boulder, opale de feux (orange vif). Dureté 6

Rutile : Variété cristalline de bioxyde de titane (Ti02) que l’on rencontre dans la nature diversement coloré (rouge-brun, jaunâtre, bleu, violet), cristallise dans le système quadratique.

Sertisseur : Artisan qui sertit les pierres sur les bijoux.

Table : Facette supérieure et centrale de la couronne d’une pierre taillée.

Tourmaline : Pierres fine aux tons divers (jaune, noir, rose, bleue, verte, etc. ; silicate et borate naturel d’alumine. Dureté 7.

Vitreux : Eclat peu vif similaire à celui du verre ou du quartz. Sont de même envisagés des éclats adamantin (du diamant), résineux (de l’ambre), soyeux (de gypse fibreux ; voir albâtre), nacré (de la nacre), mat, gras, etc.


Six tailles parmi les plus fréquentes

Dans l’antiquité et jusqu’au Moyen-Âge, les pierres précieuses étaient justes polies, ou même utilisées brutes. Les techniques de taille, avec création de facettes très sommaires sur les pierres, dateraient du 14ème siècle. Dès le 18ème apparaissent une grande diversité de forme ou tailles, dont voici quelques-unes des plus fréquentes :

Marquise ou navette : Légende ou réalité, cette taille devrait son nom à Madame de Pompadour. Louis XIV aurait fait taillé pour la marquise une pierre en s’inspirant de la forme de sa bouche… Avec ses doubles pointes, la taille marquise réclame une grande habilité de la part du lapidaire.

Cabochon : Son nom vient de « caboche » ou tête. Cette taille consiste à arrondir la partie supérieure de la pierre, la partie inférieure restant plate ou chevée, légèrement creusée.

Brillant : Probablement imaginée par les Vénitiens au 17ème siècle, la taille brillant à 57 ou 58 facettes a été créée par Gaby Tolkowski au début du 20ème siècle. Les plus grosses pierres sont le plus souvent montées en solitaires. La taille brillant se pratique sur de nombreuses pierres incolores, mais aussi sur le rubis et le saphir.

Poire : A mi-chemin entre la taille brillant et celle en marquise, cette taille confère à la pierre la forme d’une goûte d’eau. Concernant le diamant, c’est la taille la plus fréquente après celle en brillant. Le plus gros diamant taillé au monde, le Cullinan I, l’est en poire.

Taille émeraude : Rectangulaire. Comme son nom l’indique, cette taille s’applique souvent à l’émeraude, mais encore aux trois autres pierres précieuses. La taille en baguette, qui daterait de la fin du 18ème siècle, est une variante de la taille émeraude, seules les proportions changent (plus étroite et allongée).

Coussin : Appelée aussi « taille Mazarine », en l’honneur du cardinal de Mazarin, qui constitua le fabuleux trésor de la couronne de France, cette taille comporte 17 facettes dessus, et 17 en dessous. Elle resta une étape importante dans l’art de tailler les pierres. Les célèbres diamants Hope, de couleur bleu, ou le Régent sont taillés en coussin.


La garantie – le poinçon

Tous les bijoux en vente sont contrôlés et soumis à la facturation des droits spécifiques. Depuis le 5 janvier 1994 la Garantie dépend du Service des Douanes, alors qu’elle dépendait avant du Ministère des Finances. Elle délivre à travers ses poinçons la garantie d’Etat, l’authenticité de l’alliage. La tête d’aigle pour l’or, la tête de minerve pour l’argent et la tête de chien pour le platine.

Les bijoux doivent comportés aussi le poinçon de maître ou de responsabilité qui contient ses initiales et un symbole qu’il choisit à l’intérieur d’un losange. Il sert de signature au fabricant sur qui pèse la responsabilité du titre des objets mis en circulation.